Fontaine de Vaucluse

Jeudi 31 janvier, ça y est thomas N nous informe que nous avons le précieux sésame pour plonger à Fontaine !…yeesss !
Vite, au club « Bulles de rêve » pour préparer les gaz:
Profondeur prévue 65m : diluant 14/45, BO 20/40, 50 +O2 que nous laisserons dans la vasque. RT 60’.
Vendredi soir tout est chargé…

Eric H et moi nous donnons rdv à 9h30 sur place. Quand j’arrive Eric est déjà au bord de la vasque. L’eau affleure les rochers du déversoir. Ça ne déborde pas, confirmant les infos que nous avions eues : situation en temps réel

L’eau est verte et bleue, pas une ride, on se croirait dans une crique corse avec son majestueux environnement minéral. Ça sent la sérénité, contrastant avec le débit important de la sorgue en dessous.
Quelques AR pour monter le matériel avec ma « chariote » du diable.

Ce sera eCCR évolution, étanche et duvet pour moi ; bi 10 et Humide pour Eric le guerrier…

On s’immerge et c’est parti ; arrivés au ponton à -19m Eric laisse la S80 d’o2. L’eau est à peine laiteuse et on glisse très vite à – 60m, dans la zone des renards ; je suis devant et je me retourne pour voir les lampes d’Eric et, dos à la paroi, je me sens aspiré contre elle… oupsss ! 3 coups de palmes pour me dégager et je retrouve Eric dont j’imagine le sourire! Il s’approche de la paroi, met une de ses palmes devant un renard et me montre comme ça pulse : tu penses, la palme est en S ou Z, je ne sais plus. On joue un peu avec ces failles.

Au moment de démarrer notre remontée, J’entends un vacarme du diable. C’est pire qu’au goult du pont lorsqu’un train passe ! Je regarde autour de moi, rien, pas de touille. Cela doit venir de plus bas, un glissement de gravettes laissées en équilibre par les crues de ces derniers jours.

Puis un stop au niveau de la barque : quelques centimes d’euros nous démontrent que les superstitions des « amoureux des bancs publics » ont la vie dure !
je traine un peu et laisse Eric remonter. Puis le jour apparaît, c’est magique !!
Je retrouve le ponton et le bloc d’O2 que je charge.

Je retrouve Eric dans la vasque où nous trainons le temps de la désaturation en faisant bien attention de ne pas touiller la vasque pour profiter de ces derniers moments dans ce bel endroit.
Puis la surface apparait, limpide, belle, à peine ridée par le mistral qui souffle à 110km/heure en Avignon.

Quelques efforts à nouveau pour redescendre le matériel et le ranger.

Une bonne bière et un bon repas au restaurant du coin pendant lequel nous débriefons et partageons les émotions de cette belle plongée.

A renouveler sans modération ? 😉

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Article mis en ligne par Romain